En janvier 2016, les autorités turques mettent la main sur une usine à Izmir qui produit de faux gilets de sauvetage. Izmir est devenu le point de passage des réfugiés syriens qui veulent rejoindre la Grèce par la mer.

 

Les gilets de sauvetage sont labellisés “Yamaxa” pour créer une confusion avec la marque Yamaha. La police saisit 1263 gilets de sauvetage dénués de flottabilité. Dans cette usine, deux des employés sont des enfants syriens qui travaillent dans l’espoir de pouvoir acheter ces gilets de sauvetage pour eux et leur famille.

Ce scandale éclate à la fin d’une semaine tragique où trente corps noyés, sont retrouvés échoués sur les plages turques, en ayant tenté d’atteindre la Grèce. Chaque jour qui suit, des corps continuent à être retrouvés, la plupart équipés de gilets de sauvetage.

 

Ebranlée par ces nouvelles syriennes, Océane crée la réplique parfaite d’un gilet de sauvetage en fer. Le poids très lourd de cette oeuvre symbolise non seulement l’extrême dépendance des réfugiés à leur gilet mais aussi comment ces gilets contrefaits ont entrainé, une fois mouillés, par leur poids ces réfugiés vers la noyade. La patine à la fois rouille orangée et bleue vert a été réalisée de manière à rappeler d’une part la couleur  traditionnelle des gilets de sauvetage et d’autre part l’oxydation amenée par le temps passé au fond de la mer.